Approchez, n'ayez pas peur...

Bienvenue sur le blog des productions Blind Art, consacré à l'actualité des films bons et moins bons.
Notre maître mot : "le cinéma comme on peut !"

lundi 8 mars 2010

"Nation Dantone", ou l'ascension d'un terroriste pas comme les autres!


Une petite présentation de mon dernier roman, "Nation Dantone", toujours en quête d'une maison d'édition.

Le synopsis:

"Edouard Nesri est un ancien acteur de films d'action. Enfant star puis jeune premier, il sombrera dans les productions de seconde zone au fur et à mesure de sa carrière. Aujourd'hui, il semble avoir tourné la page. Quinze ans après son dernier film, on le retrouve modeste charpentier dans une petite ville. Mais un jour, un élément fera tout basculer : une lettre l'invitant à auditionner pour une émission de téléréalité, "Nation Dantone". L’émission est centrée sur les actions d'un terroriste fictif, du nom de Georges Dantone.
Edouard Nesri accepte de passer l'audition... mais celle-ci ne se déroule pas comme il l'avait prévu. Kidnappé, torturé puis retenu prisonnier pendant plusieurs mois, il sera finalement libéré par une étrange organisation terroriste, faisant de lui leur chef. L'acteur, devenu le révolutionnaire Georges Dantone, se verra contraint d'organiser de vrais attentats, contre un Président despotique.
Parallèlement, une jeune journaliste d'investigation du nom d'Emilie Rofchart tentera de lever le voile sur les réseaux de l'organisation terroriste... Jusqu'à découvrir l'effroyable vérité."

Photos du tournage de "Mauvais Réveil"

Voici enfin sur le blog les photos du tournage du court-métrage "Mauvais Réveil", réalisées par Ursine d'Alaune, alias "Siss".
Il vous suffit de cliquer sur le lien, d'insérer l'identifiant et le mot de passe, et normalement vous avez un dossier ZIP qui apparaît. Après, vous l'enregistrez où vous voulez. Attention, ça risque de prendre un peu de temps (225 Mo!).

http://dl.free.fr/vfr8ZRBD7

Identifiant: sissgabus

Mot de passe: siss

mercredi 20 janvier 2010

"Mauvais réveil", dernier film des productions Blind Art !

Un court-métrage écrit, produit et réalisé par mes soins avec Cécile C. dans le rôle principal (au théâtre dans "12 hommes en colère" au moi de juin) et qui sera présenté normalement à Cannes en mai!

Le titre: "Mauvais réveil"

Le pitch: Cécile se réveille avec la gueule de bois, dans un appartement qu'elle ne connait pas, au lit avec Philippe, un jeune trentenaire qu'elle rencontra la veille. Au cours du petit-déjeuner, alors que la jeune fille a encore du mal à émerger de sa soirée, elle découvre que son petit ami n'est pas humain et que l'immeuble dans lequel elle est est en réalité un vaisseau spatial. Quelles sont les intentions de Philippe? Pourquoi l'a-t-elle choisie elle? Quel est le sort réservé à l'humanité?

Réponse prochainement sur vos écrans!


lundi 14 décembre 2009

Critique de "Soyez Sympas Rembobinez" ("Be Kind Rewind")

Un homme dont le cerveau devient magnétique efface involontairement toutes les cassettes du vidéoclub dans lequel l'un de ses amis travaille. Afin de satisfaire la demande de la plus fidèle cliente du vidéoclub, une femme démente, les deux hommes décident de réaliser les remakes des films effacés parmi lesquels "SOS Fantômes", "Le Roi Lion" et "Robocop".


Tel est le synopsis improbable du dernier film de Michel Gondry, auteur entre autres d'Eternal Sunshine of the Spotless Mind et La Science des Rêves. Toujours en marge avec le cinéma de son époque, Gondry nous livre ici ce qui pourrait se révéler être son tout meilleur métrage. Un film-somme, dans lequel le cinéaste nous fait revisiter ses films de chevet. Cette mise en abîme n'est pas sans rappeler certaines oeuvres de Fellini ou de De Palma, jouant à loisir avec les codes du cinéma pour mieux les transcender. On sourit facilement devant les reprises « suédées » - comprenez « avec les moyens du bord » – des oeuvres, souvent pathétiques, mais pourtant diablement ingénieuses. On perçoit ainsi tout le bricolage de la « contrefaçon cinématographique », semblable à ces quelques productions italiennes, qui copiaient sans scrupules leurs homologues hollywoodiens, avec un budget cent fois moindre. Alors que nos compères trouvent dans leurs remakes une clientèle de plus en plus affluente, les majors hollywoodiennes s’en mèlent, et pointent dans leurs procédés un « piratage » éhonté. On devine facilement la dualité entre Hollywood et le cinéma indépendant, personnifié de même avec le support (la VHS d’un vidéoclub miteux, face au DVD d’un voisin flambant neuf).

Emportée par la star montante Jack Black, cette comédie, à l’heure de la génération youtube, est un hommage appuyé aux artisans du cinéma, à mille lieues des infographistes d’aujourd’hui. Le cinéaste nous offre sa vision du cinéma comme une oeuvre communautaire, où tout le monde met la main à la pâte.

On pense par moment aux films Z de la Troma, oeuvres participatives vivant de leurs fans.

La magie fonctionne, et l’on sort du cinéma sous le charme de ces trucages d’enfants. Il y a du Méliès chez Gondry.

jeudi 10 décembre 2009

Critique de "Paranormal Activity"


Alors c'est ça le nouveau phénomène cinématographique dont tout le monde parle? C'est ça le succès surprise de l'automne aux Etats-Unis, devenu le nouveau film le plus rentable du ciné et sur qui personne ne misait un kopeck ? C'est ça le film qui ferait avoir une crise cardiaque à mamie et qui va faire flipper le plus blasé des aficionados de pelloche trash ? Et bien autant dire qu'on s'est un peu foutu de notre gueule quand même. Parce qu'à part quelques moments de trouille fugaces (allez, on l'avoue, certaines scènes arrivent à toucher une petite corde sensible), le film de Peli ne vaut finalement pas plus qu'une "reconstitution" à la Mystères de Jacques Pradel. Surtout que pour obtenir ces séquences clés (les fameux plans fixes nocturnes) on doit se cogner de gros interstices composés du quotidien de ce couple on ne peut plus banal. Bien sûr cela permet d'installer une certaine proximité avec ces M. et Mme "Tout le monde" en prenant aussi le temps d'y aller au fur et à mesure avec les évènements étranges. Mais quand même, l'ambiance de parquets qui grincent, de bois qui travaille, de tuyauterie qui tremble et autres démoniaqueries, tire des ficelles hyper sensibles qui finissent par lâcher à cause d'un final risible (on vous laisse la surprise!). Après, on pourra toujours affirmer que pour le spectateur réceptif à ce genre d'ambiance fantastique paranoïaque, c'est du pain béni imprimé sur celluloïd amplifié par un stress préétabli par la nature même du film qu'on va voir pour se faire peur. N'empêche, "Le Projet Blair Witch", c'était quand même mieux, la bande à Myrick et Sanchez arrivant bien plus à impliquer le spectateur dans les aventures des trois loulous perdus en forêt et traqués par la vieille rombière, que ce jeune et joli petit couple de banlieue qui nuit après nuit force le sort à venir les réveiller à coup de porte qui claque et de somnambulisme possédé. Alors le film marchera, ou pas, selon la sensibilité propre à chacun, mais ce qui est clair c'est qu'il ne fera pas l'unanimité comme tente de nous faire croire son plan promo bien huilé et calqué sur les mécaniques "Blair Witch" et "Rec" (le teaser filmant les réactions du public était déjà utilisé pour le teasing du film de Balaguero et Plaza, on ne nous la fait pas). Un beau coup d'esbroufe finalement loin de glacer le sang, qui risque de faire jurisprudence. C'est peut-être ça le plus effrayant dans l'histoire.

Critique de "Capitalism : A Love Story"


Aller voir un film de Michael Moore, on le sait, c'est assister à un one man show en bonne et due forme. Si le réalisateur a toujours abondamment usé de la manipulation et de démagogie dans ses oeuvres comme moyen de surenchère pour tacler ses ennemis, ce fut souvent avec une grossièreté pataude et naïve. Son dernier film semble néanmoins marquer un virage dans cette dérive en ancrant un peu le propos pamphlétaire dans du solide. Parce qu'il cerne cette fois les tenants et les aboutissants d'une problématique précise, soit les ravages du capitalisme moderne dans la société américaine, sa démarche s'apparente enfin plus au documentaire qu'à l'esbroufe crasse. Avec un contenu rigoureux et des exemples assez sidérants (les pilotes, les dead peasants entre autres), Moore se pose en champion presque convaincant - et surtout honnête , pour changer - de son indignation profonde. Même s'il subsiste quelques scories honteuses de son numéro de clown qui pourraient déprécier l'ensemble (aller devant le siège des banques avec un sac vide...), la façon dont est méthodiquement et instructivement épluchée, et c'est là la nouveauté, la chute du système en épargnant aucun des deux camps politiques, donne une certaine légitimité au propos. On ne nage pas encore dans le sérieux ultime, mais au moins les farces et attrapes sont restées dans le tiroir.

vendredi 4 décembre 2009